Réseaux sociaux et Web participatif : une révolution est en marche !

Une nouvelle économie : la socialnomics

Les réseaux sociaux changent notre manière de vivre, de travailler et de consommer.
On parle de “socialnomics” pour désigner l’impact des réseaux sociaux sur notre vie et sur l’économie.

Erik Qualman, auteur d’un blog et d’un livre sur ce sujet a lancé cette vidéo spectaculaire qui donne des chiffres étonnants sur l’expansion des médias sociaux :

On y apprend par exemple que :
- 1 couple sur 8 s’est marié aux États-Unis l’année dernière suite à une rencontre un réseau social,
- les réseaux sociaux ont détrôné le porno sur le web,
- Wikipédia compte 13 millions d’articles dont 78% ne sont pas en anglais,
- 78% des consommateurs ont confiance dans une recommandation d’internaute VS 14% à la publicité,
- 70% des 18-34 ans regardent la TV sur internet et 25% des américains ont regardé une vidéo sur leur téléphone portable,
- 1,5 millions de contenus sont mis en ligne chaque jour sur Facebook (photos, liens, commentaires)…

Les médias sociaux changent profondément l’accès à l’information et notre manière de communiquer.
Pour exister sur les réseaux sociaux, les entreprises doivent agir comme des partenaires, échanger et ne plus se contenter de diffuser de la publicité. Les marques doivent d’abord écouter pour vendre ensuite.

Selon Eric Qualman, les médias sociaux représentent une révolution aussi importante que la révolution industrielle !

Comment le Web participatif change notre société

Pour prolonger cette réflexion, je vous conseille l’excellent documentaire Us Now disponible ici avec des sous titres en français.
Ce documentaire (60 min) a été réalisé par l’anthropologue anglais Ivo Gormley qui travaille pour le cabinet de design social I Think Public et comme consultant pour FutureGov.

Il démontre la puissance du Web collaboratif à travers des exemples concrets, notamment :
- le couchsurfing qui regroupe 1,3 millions de membres avec des solutions d’hébergement gratuites, partout dans le monde,
- le club de foot participatif Ebbsfleet United pour lequel les membres votent pour décider de la composition de l’équipe et des transferts…,
- le microcrédit entre internautes, sans intermédiaire financier avec l’exemple de Zopa,
- l’échanger de trucs et astuces par les mamans pour l’éducation de leurs enfants sur le réseau Mumset.

Tous ces succès du Web sont nés grâce à des individus qui pour l’immense majorité ne se sont jamais rencontrés « dans la vraie vie ».

La magie du Web 2.0 permet de communiquer avec un grand nombre de personnes en instaurant une sorte de confiance collective qui transforme les relations entre le gens.

Cette collaboration de masse conduit à la création de services innovants et particulièrement efficaces.

Les plateformes communautaires donnent d’immenses possibilités pour réorganiser presque tous les aspects de notre vie.

Les services publics sont à la traîne dans ce domaine. Ivo Gormley imagine comment les réseaux sociaux pourraient changer le mode de gouvernance des pays en impliquant les citoyens et en leur donnant plus de pouvoir de décision.

Tout ceci est à méditer, mais il est clair que les réseaux sociaux ont un impact fort sur notre société.
Sans parler de changement de mode de gouvernance, le secteur public pourrait s’inspirer des expériences positives du monde de l’entreprise pour s’engager dans le mode collaboratif.

Je ne sais pas si c’est une révolution, mais cela y ressemble !

Quels mots clés recherchent les internautes ?

Pour travailler le référencement d’un site, le webmarketeur doit définir les mots clés sur lesquels renforcer ses positions.

Se pose alors la question du choix des mots clés.  Alors bien sûr, il faut prendre en compte la pertinence des mots clés par rapport à son activité et l’intensité de la concurrence.
Mais comment connaitre les termes réellement saisis par les internautes sur les moteurs de recherche ?

Prenons l’exemple d’un voyagiste spécialisé sur le Maroc.
« séjour maroc », « voyage maroc », « vacances maroc » : sur quels mots clés axer son référencement ?

Google Insights (disponible depuis peu en français avec de nouvelles fonctionnalités) peut vous aider à choisir vos mots clés.

Cet outil d’analyse gratuit vous donne de précieuses indications sur ce que recherchent les internautes :

- évolution du volume de recherches d’un mot clé dans le temps et par zones géographique (pays / région / ville),
- mots clés connexes sur la même thématique et ceux connaissant la plus forte progression,
- estimation des tendances de recherches dans le futur.

Google Insight

Google Insights

Notre voyagiste peut donc espérer plus de trafic en optimisant son référencement sur l’expression « voyage maroc ».

Avec Google Insights, vous pouvez aussi visualiser la saisonnalité des recherches. Un site de vente de matériel de ski peut par exemple voir à quelle époque de l’année les internautes recherchent des informations en rapport avec le ski. Dans ce cas, il pourra planifier ses investissements en liens sponsorisés pour renforcer sa visibilité au bon moment.

Grâce à une carte animée, vous pouvez aussi suivre l’intérêt porté à de nouveaux termes et services au fil du temps et par zones géographiques.

Voir les nouvelles fonctionnalités et l’exemple de la carte animée avec le développement de la popularité de Twitter à travers le monde (vidéo en anglais) :

Il peut aussi être intéressant de suivre les sujets de discussions du moment sur Twitter. Cela peut être utile, notamment pour faire de la veille, pour suivre l’actualité ou pour mesurer la progression d’un buzz.

Trendistic est l’outil idéal pour suivre les dernières tendances sur Twitter. Comme sur Google Insights, les résultats s’affichent sous forme de graphiques. Vous pouvez également identifier les sujets actuels les plus populaires sur le Web.

Exemple cette semaine sur l’expression “Usain Bolt” qui a battu le record du monde du 100m dimanche. On voit clairement un pic juste après la course :

Trendistic

Trendistic

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L’utilisation des réseaux sociaux à travers le monde

D’un pays à l’autre, les sites de réseaux sociaux sont plus ou moins populaires.

Pour faire simple, un français, un chinois ou un russe n’ont pas les mêmes habitudes et utilisent des sites différents, et c’est tant mieux.

En termes marketing, on parlerait de taux de pénétration du marché pour mesurer la couverture du marché par un service.

Carte des réseaux sociaux en 2009

Vincenzo Cosenza, spécialiste des réseaux sociaux chez Digital PR en Italie, a construit une carte afin de montrer quels sont les réseaux sociaux les plus utilisés à travers le monde.
Pour établir cette carte, il s’est basé sur les données de Google Trends et d’Alexa au mois de juin 2009 (cliquez sur la carte pour zoomer) :

Carte réseaux sociaux

World Map of Social Networks. Source Vincenzo Cosenza

Évolution par rapport à 2007

Dans le monde du Web, tout va très vite.
Cette carte montre une grande évolution comparé à l’utilisation des réseaux sociaux en 2007 (cliquez sur la carte pour zoomer) :

Carte réseaux sociaux 2007. Source LeMonde.fr

Carte réseaux sociaux 2007. Source LeMonde.fr

La mode des MySpace, Skyblog et Bebo semble dépassée face à la vague Facebook.

Le site de Mark Zuckerberg domine désormais en Amérique du nord, en Europe et en Océanie.
En l’espace de  3 ans (ouverture au grand public en 2006), Facebook a déjà conquis plus de 250 millions de membres.
Selon le classement Alexa d’août 2009, Facebook est le 4em site le plus visité au monde.

Les indiens et les brésiliens restent fidèles à Orkut, le réseau social lancé en 2004 par un employé de Google.

Les chinois sont accrocs à QQ (ne riez pas;). A la base simple messagerie instantanée lancée en 1999, QQ est devenu le site social de référence en Chine avec plus de 160 millions d’utilisateurs.

Avec 39 millions de membres, VKontakte est le site favoris des russes. Lancé en 2006, ce site ressemble beaucoup à Facebook.

On observe aussi de nombreux sites ayant une implantation limitée à un ou quelques pays.

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